Le PARTENARIAT IBANGA  ne prévoit qu’une aide occasionnelle de soutien à l’action du centre. Le fonctionnement du centre n’est pas du ressort de la communauté de Saint Martin. Ce qui n’exclut pas une aide en cas de besoin.

 

Par contre sur place, à Lokolama, il y a un comité de gestion et de sauvegarde du patrimoine et un coordinateur, responsable des soins.

Il y a deux médecins de la zone de Santé de Mimia qui consultent dans le centre hospitalier.

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Responsables locaux

 

Monsieur Floribert IKAMOTO

Abbé Curé de la paroisse de Saint Léon de Lokolama

 

Monsieur Paul BWALE

Chef de secteur de Lokolama

 

Monsieur Mpia BOKONGO

Coordinateur des soins

 

Monsieur Pierre ENGANGALA MOKE

Madame Mputu LOMANGA

Madame Beti BESIA NGOSIGWOLO

Madame Germaine NGOMPENU

Madame Jacqueline NGILANGAMonsieur Pierre ENGANGALA MOKE

Monsieur Steve NKANGONDA BOMBOKO DELANAYE

 

Jean Marie Jadot, Un homme parmi les hommes


Décès du doyen d’Arlon, Jean-Marie Jadot, l’homme du vivre-ensemble

L’ancien doyen d’Arlon, Jean-Marie Jadot, est décédé à l’âge de 73 ans. En 25 ans, il a marqué Arlon par son ouverture d’esprit. Son corps reposera en l’église.

 

Ce lundi de Pentecôte, l’abbé Jean-Marie Jadot est décédé à l’âge de 73 ans. La nouvelle en laisse plus d’un sous le choc à Arlon et dans le clergé. Le prêtre avait aussi marqué de son empreinte Gembloux et Ciney, également comme vicaire épiscopal.

 

Même si on savait l’homme malade et très souffrant, son décès à l’Auberge du Vivier à Habay, c’est le départ d’un homme d’ouverture.

 

Fédérateur

 

S’il y a bien quelqu’un qui a marqué le dernier quart de siècle à Arlon, c’est le doyen Jadot. Le religieux avait su donner le ton dans le chef-lieu. Que ce soit dans son ministère, mais aussi dans la société civile où cet Aubangeois avait su fédérer. C’est assurément l’élément que chacun souligne.

 

Pour ceux qui ont côtoyé l’ancien doyen, c’est son art de mettre les gens ensemble qui revient en premier. Cet intellectuel avait compris que le monde chrétien avait changé, il avait donc perçu la nécessité et la force des laïcs. Homme d’initiative, il était souvent à l’impulsion, n’hésitant pas à lancer les idées et à laisser les mettre en place par d’autres.

 

Un credo dans sa paroisse Saint-Martin, très active, mais aussi plurielle dans les tendances. Dès son arrivée, le charismatique Jean-Marie avait irradié d’un dynamisme au sein d’équipes liturgiques, de prières, etc. Il a mis aussi toute son énergie et ses réseaux pour donner une dimension plus en phase avec le monde. Actif dans sa ville, il était membre du Lion’s club, de la confrérie du Maitrank, il avait une implication de cœur avec l’Institut Notre-Dame, il faisait partie du PO.

 

Ouverture vers les autres

 

L’Arlonais aimait le beau, l’art, et son église lui doit beaucoup. Bon communicateur, il avait compris l’importance de parler du travail de ses paroissiens. À la base de projets comme le Marché de la solidarité, le jumelage avec la paroisse de Lokolama au Congo, les 24 heures, la restauration et le classement de l’église. Sans omettre des manifestations culturelles comme des spectacles.

 

Et surtout, ne pas oublier son souci pour le dialogue entre les religions et avec la laïcité, ce dont il était le plus fier: « Je suis heureux qu’on ait pu ouvrir le dialogue avec les autres religions et la laïcité. C’est un travail d’équipe. C’est créer un climat positif dans le relationnel», nous disait-il.

 

Au-delà des convictions, l’abbé Jadot laisse le souvenir d’un prêtre écouté, mais qui écoutait aussi.

- Jean-Jacques GUIOT - L'Avenir


 

L’abbaye de Clairefontaine et AMANOCLAIR viennent d’être une nouvelle fois touchées par la perte d’un des leurs : doyen et surtout ami, Jean-Marie Jadot.

 

C’est sous l’impulsion du tout nouveau doyen que le site de Clairefontaine reprend vie en 1997 lorsque Jean-Marie réuni autour de sa table des amoureux et des spécialistes de l’histoire luxembourgeoise et du monde cistercien. Il rassemble des volontaires soucieux de sauvegarder ce lieu multiséculaire. Le doyen Jean-Marie Jadot portait Clairefontaine dans son cœur. Il usa de toutes ses relations pour trouver les fonds nécessaires à ce gigantesque et onéreux projet. Pendant qu’il donnait toutes les autorisations aux services archéologiques, il conservait cependant pour le site ses vocations spirituelle, sociale et paroissiale. 

 

Son profond attachement marial l’incita à y conserver et promouvoir le culte à Notre-Dame de Clairefontaine, Mère du Bel Amour.

 

Jean-Marie, retenu par ses offices dominicaux, a toujours regretté de ne pouvoir participer aux assemblées de la Charte européenne des abbayes et sites cisterciens. 

 

Merci Jean-Marie, adieu l’ami. Beaucoup de qualificatifs et d’éloges ont déjà été écrits ces derniers jours. 

 

Sur cette page de Clairefontaine, j’aimerais évoquer ton bonheur d’être Luxembourgeois, de Gaume d’abord, puis d’Arlon avant de recevoir cette fière et méritée promotion de chanoine de la cathédrale de Luxembourg où tu veillais certainement sur le tombeau de Jean l’Aveugle. Continue de même, de là-haut, à protéger ceux qui, ici encore, entretiennent ton projet autour d’Ermesinde.


En souvenir et en guise de reconnaissance

 

Pour l’abbé Jean-Marie JADOT

 

Au nom de tous les miens, au nom des habitants de la paroisse de Lokolama et du diocèse d’Inongo en RDC, et en mon nom personnel, il est juste et bon de rendre un vibrant hommage à Jean Marie. Il mérite de tout cœur notre grand merci pour son amitié, sa bienveillance, sa solidarité avec l’Afrique.

 

Pour la petite histoire, en 1998, alors que je venais de fouler le sol belge pour la première fois, ma rencontre avec l’abbé Jean Marie Jadot, curé-doyen d’Arlon sera le point départ d’une longue amitié. C’est providentiellement une grâce pour moi d’avoir croisé son chemin et d’avoir commencé mon tout premier ministère paroissial, ici en Belgique, en qualité de son vicaire à la paroisse Saint-Martin d’Arlon dont il assumait la charge. Depuis lors, il est resté pour moi un frère et un ami inoubliable.

 

Il était sympathique, généreux, attentionné et ouvert sans préjugés. Toutes les œuvres qu’il a réalisées l’attestent à plus d’un titre. Quand j’ai déménagé au presbytère de Jamoigne, il s’est coupé en quatre pour m’aider à disposer du nécessaire. Je me rappelle bien comment il était heureux d’assister à la défense de ma thèse de doctorat en théologie pour clôturer mes études à Louvain-la-Neuve. Après mon retour au Congo, pendant que j’étais responsable du Grand Séminaire de Théologie Saint-Cyprien implanté à la ville de Kikwit en RDC, il organisait des collectes chaque année pour soutenir mon ministère de formation des futurs prêtres. Et quand je revins en Belgique en 2012, c’est de nouveau lui qui m’accueillit et m’installa comme administrateur dans la Vallée d’Attert. Il l’a fait avec bienveillance dans le silence.

 

Bien plus, Jean Marie a mobilisé, de tout son cœur, ses paroissiens et des personnes de bonne volonté pour la construction d’un hôpital digne de ce nom au Congo. Bien qu’il n’ait jamais mis pieds à Lokolama, au Congo-Kinshasa, il y est pourtant immortalisé en qualité du missionnaire belge le plus aimé et honoré. La plupart des garçons nés à ce Centre Hospitalier portent le prénom de Jean-Marie. C’est l’homme providentiel grâce à qui fut bâti le Centre Hospitalier, baptisé Le ‘‘Manteau Partagé’’, qui sauve tant de vies humaines et, disons-le sans se voiler la face, qui fait la fierté du diocèse d’Inongo en général et du secteur de Lokolama en particulier. Certes, il a fallu le concours des nombreux Arlonais de bonne volonté, mais c’était lui l’initiateur, le promoteur et le grand soutien jusqu’au bout.

 

Vraiment, il tenait à cette œuvre et il a atteint son but. Quand Suzanne Waltener-Ngipenge était sur le point d’effectuer le dernier voyage humanitaire en cours pour l’installation des panneaux solaires à cet hôpital, sa joie était au comble. Avant son départ, il l’a bénie. Elle espérait, comme d’habitude, lui faire le compte-rendu en juin avec les images à l’appui. Ce qu’il appréciait. Mais hélas ! Il ne verrait plus, du moins de ses yeux physiques, les images de ces panneaux qui sont bel et bien installés et qui fournissent déjà l’électricité à la grande satisfaction de la population de Lokolama.

 

Bravo, cher Jean Marie. Proficiat ! Merci infiniment cher Jean Marie pour tout.

 

Certes, à Lokolama et à Nioki, des veillées des prières sont organisées et des messes sont célébrées à l’intention de Jean-Marie. Cependant, à travers des échanges téléphoniques, des réactions fusent et des cris jaillissent avec détresse et compassion des cœurs de ses amis de Lokolama. Au passage, j’en signale deux. Primo : « Nzambe, ye Sango Jean-Marie moto asaleli biso lopital mobimba mpo na kobikisa biso, ndenge nini Yo Nta Nguya obikisi ye te? » (Dieu, l’abbé Jean Marie nous a construit tout un hôpital pour sauver nos vies humaines, Toi le Tout-puissant, pourquoi ne l’as-tu pas sauvé ?). Il s’agit là d’un cri de révolte. Mais, après tout, qui ne le sent pas devant cette épreuve de la mort de notre cher Jean-Marie ? Mais le Dieu qu’il a servi avec dévouement jusqu’au bout n’a pas épargné de la mort à l’âge de 33 ans son Fils unique Jésus Christ qui a sauvé des vies et qui faisait du bien partout où il passait.

 

Secundo : « Soki ye Sango Jean-Marie akoti na lola te, nani mosusu akokota kuna ?» (Si l’abbé Jean Marie qui a fait tant de bien n’entre pas au paradis, qui d’autre y aura accès ?). Plutôt qu’une interrogation, c’est un cri d’admiration de ses bonnes œuvres et en même temps une prière avec l’espérance de sa résurrection bienheureuse.

 

Ainsi, pour tous ses bienfaits, je tiens ici, au nom de tous les miens, à remercier notre frère, ami, bienfaiteur, Jean Marie Jadot. En vérité, nous ne l’oublierons jamais, car nous sommes marqués profondément par son amitié et son sens de fraternité. En vérité, à Lokolama, notamment, ses grandes œuvres immortalisent la grandeur de son cœur, sa générosité et sa solidarité avec les pauvres d’Afrique.

 

À la lumière du discours eschatologique de Jésus, je suis convaincu que tout ce qu’il a fait aux « plus petits » de Lokolama au diocèse d’Inongo, c’est à Jésus qu’il l’a fait. Par conséquent, je crois fermement que Jésus dit à Jean Marie Jadot : « Viens le béni de mon Père, entre dans la joie de ton Maître ».

 

Que Jésus t’accueille au paradis en te disant : « Bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton maitre ». Que ton âme repose en paix auprès du Seigneur que tu as servi en bon pasteur et fidèle serviteur ! Justement, nous, tes amis du diocèse d’Inongo en général, et de la paroisse de Lokolama en particulier, nous prions pour toi, cher Jean Marie, avec l’espérance que Dieu Le Père te compte désormais parmi les bénis ou les élus du Ciel afin que tu reposes en paix au Paradis pour les siècles des siècles. Amen.

 

 

 

Abbé Albert Kenkfuni Oblipe.